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Taxonomie de l'UE : Combler le fossé entre les objectifs climatiques et les autres objectifs environnementaux

Publié : 31 août 2023
Modifié : 13 août 2025
Principaux enseignements

À partir de janvier 2024, les entreprises devront rendre compte de leur éligibilité aux six objectifs environnementaux de la taxonomie de l'UE.

L'Union européenne est à l'avant-garde des initiatives environnementales mondiales, qu'il s'agisse de ses objectifs climatiques ambitieux ou de ses initiatives réglementaires pionnières. L'une de ses principales initiatives est la Taxonomie de l'UE, un cadre permettant de classer les activités économiques respectueuses de l'environnement. Cet outil vise à stimuler les investissements durables et à accélérer le passage à une économie à faible émission de carbone et économe en ressources. L'accent a d'abord été mis sur deux objectifs en matière de climat : l'atténuation du changement climatique et l'adaptation à celui-ci.

Cependant, à partir du 1er janvier 2024, les entreprises devront commencer à rendre compte de leur éligibilité aux quatre objectifs environnementaux restants de la taxonomie de l'UE : "Utilisation durable et protection des ressources hydriques et marines", "Transition vers une économie circulaire", "Prévention de la pollution" et "Protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes ".

Une version finale avec moins d'activités

Les activités finalement incluses dans les quatre nouveaux objectifs environnementaux ont subi des changements notables par rapport aux versions préliminaires proposées dans le cadre de la conférence de Copenhague. versions préliminaires proposées en mars 2022. Ces amendements mettent en évidence la difficulté de trouver un compromis entre des États membres ayant des priorités différentes. Ainsi, la version finale des objectifs a diminué la part des revenus éligibles de 45%, par rapport à la version préliminaire.

L'objectif "Transition vers une économie circulaire", par exemple, n'inclut plus des activités telles que la fabrication de meubles ou la production de vêtements et de chaussures, tandis que l'objectif "Prévention et contrôle de la pollution" exclut des activités telles que la fabrication de produits chimiques.

Le champ d'application de l'objectif "Protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes" a également été réduit. a également été réduit. Dans la version préliminaire, il incluait des activités liées au secteur agricole, telles que la production végétale et animale, qui ont été supprimées dans la version finale de l'acte délégué.

Un acte d'équilibre : Climat et environnement

Malgré l'ajout de quatre nouveaux objectifs, l'éligibilité des revenus de la Taxonomie de l'UE favorise toujours les deux objectifs initiaux en matière de changement climatique. Cela est évident, par exemple, si l'on considère les revenus éligibles à la taxonomie pour les entreprises cotées très importantes (capitalisation boursière supérieure à 1 milliard d'euros).

Les objectifs "Transition vers une économie circulaire" et "Prévention et contrôle de la pollution" affichent de bons résultats. Toutefois, l'objectif "Atténuation du changement climatique" reste l'opportunité la plus importante en termes de chiffre d'affaires éligible pour la taxonomie.

Remarque : l'analyse a porté sur plus de 3 000 entreprises dont la capitalisation boursière est supérieure à 1 milliard d'euros et qui n'ont pas communiqué de données sur la taxonomie de l'UE. Ces entreprises ont une capitalisation boursière combinée d'environ 35 000 milliards d'euros et des revenus combinés supérieurs à 20 000 milliards d'euros en 2022. Le projet et la version finale de l'acte délégué en matière d'environnement portent exclusivement sur les quatre nouveaux objectifs environnementaux.

La mise en œuvre officielle des quatre objectifs non climatiques représente une étape indicative vers une approche plus complète et globale de la durabilité, dans laquelle chaque dimension est reconnue et valorisée.

Si les données indiquent que "l'atténuation duchangement climatique " reste l'objectif prédominant, cet accent s'aligne sur l'engagement principal de l'UE envers l'Accord de Paris lors du lancement du projet de taxonomie de l'UE. En outre, il est important de reconnaître qu'une approche équilibrée de la durabilité environnementale ne se traduit pas nécessairement par des revenus éligibles égaux pour tous les objectifs.

Le chemin à parcourir

La taxonomie de l'UE, dans son ensemble, reste un travail en cours. Des domaines essentiels tels que les cultures et l'élevage n'ont pas été entièrement intégrés. En outre, le secteur minier, essentiel pour les technologies renouvelables, n'a pas encore été inclus. Ce point est d'autant plus important que l'UE a récemment publié la loi sur les matières premières critiques.

Toutefois, la nature évolutive de l'outil témoigne de la volonté de l'UE de continuer à améliorer un cadre solide qui favorise véritablement la durabilité. Les investisseurs doivent se tenir au courant et, éventuellement, être prêts à recalibrer leurs portefeuilles en fonction des objectifs croissants de la taxonomie.

L'Union européenne fait figure de pionnière et fixe la norme à suivre pour les autres régions. En fusionnant les objectifs liés au changement climatique avec des objectifs environnementaux plus larges, elle met en évidence la nature nuancée et interconnectée des défis de la planète.

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